28 août 12:15, Fontgillarde, Queyras

Tarine

 

Je cherche le regard. Il y a là quelque chose d’impossible à capter. Une forme d’absence. Ce n’est pas vide, non, c’est plein d’ailleurs. Présent à une autre dimension, indicible, flou, émouvant. D’une émotion qui me touche mais que je n’atteins pas.

 

Le regard d’une vache n’est jamais net, la mise au point ne s’y ajuste pas. Sa profondeur la place ailleurs, plus loin.

 

A fréquenter ces altitudes, nous commençons à vivre ce « plus loin », à reconnaître en nous cette forme d’absence présente. Ne pas se poser de questions réflexives, être simplement, conjointement, sa propre force et sa douceur.

 

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Simon (mercredi, 29 juin 2011 09:32)

    Merci pour ces beaux partages!

  • #2

    eliane (dimanche, 03 juillet 2011 20:37)

    J'aime beaucoup le commentaire au sujet de l'oeil de la vache.