3 septembre 8:44, Alpi Maritimi

Brumes

 

Le camp est tout embrumé ce matin. Le soleil brille, plus haut; ici, il fait froid. Plantées au bord du chemin, les tentes sont sur celui des vaches. Il nous faut tout à la fois les surveiller, démonter le camp, les écarter, tenir Ushka, refaire les sacs.

 

J'ai déjà fini le mien. Les hommes traînent, embrumés? J'ai froid. Je pars, 25 minutes avant eux, rejoindre le soleil et des chamois. L'herbe est haute. Aucun bétail ne broute ici. Seuls les chamois. Ils nous surprennent à chaque détour du chemin et nous regardent passer.

 

Nous rêvons… Et si on les équipait d'une caméra, pourraient-ils témoigner, sur les quais de notre métro, d'un peu de sauvagité? Et si on emmenait ceux que l'on nomme décideurs se perdre ici sous leur regard?  Au col, nous passons à côté d'un refuge surmonté d'une cabine toute vitrée: un observatoire de la faune.

 

Il y a un robinet. Je m'y lave les cheveux.

 

 

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Commentaires : 3
  • #1

    sonia.haibe@scarlet.be (samedi, 25 juin 2011 19:58)

    et il paraît que ce sont les femmes qui font attendre les hommes!!!!bravo Anne(pour les cheveux....t'as juste du bol de les avoir courts....pour moi ..ce serait plus fastidieux!!!!

  • #2

    vialpe (samedi, 25 juin 2011 22:36)

    D'habitude on l'attend au col ;-)

  • #3

    Philip (lundi, 27 juin 2011 13:38)

    Magnifique. On voit une silhouette de chamois sous le sapin au centre de la photo ... alors que c'est une chèvre ... enfin presque ... :-)
    Abrazos