lun.

05

sept.

2011

18 Juillet 14:06, Dolomites de Sexten

comme une suite de Bach

 

Le regard a choisi la pierre. 

 

Il choisit la longueur de la foulée, calcule la vitesse qui amenera le pied à l'instant "juste". L'instant "juste", c'est important. Cet instant où le pied basculera le corps, le balancera vers l'incertain du pas suivant.   S'il n'est pas juste, si la foulée n'est pas bonne, la vitesse non ajustée, alors le rythme est brisé, celui du pas, rythme intérieur. 

 

Du regard qui calcule au pas qui bascule, le mouvement descend. La tête s'incline, les épaules tournent, à peine, et placent les hanches qui entraînent les cuisses. Les jambes feront le reste, hors du regard qui, déjà, a glissé au pas suivant, et cherche la pierre...

 

Marcher c'est danser. Je me souviens que la musique est belle quand la note survient comme une surprise prédictible.  Marcher en montagne, c'est ajuster la surprise d'un sentier à la prédictibilité de son balancement intérieur. 

 

Marcher en montagne, c'est danser une suite de Bach.

 

 

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