17 août 17:45, massif du Thabor

Sur le fil

 

Dans un mois, heure pour heure, nous arriverons à Bruxelles. Le train est déjà réservé. Le retour est inévitable.

 

"Je n'ai pas envie que ce soit fini". C'est ce que j'écris dans mon carnet ce soir-là.

 

Je vois le chemin parcouru, maigre fil d'Ariane qui serpente derrière moi jusqu'à l'Adriatique. De part et d'autre, les Alpes sont si vastes. Je devine le chemin encore à parcourir jusqu'à la Méditerranée. De part et d'autre, les Alpes sont si vastes. Je suis à la rencontre de ces chemins et j'aimerais qu'ils n'aient pas de fin. 

 

Comme Thoreau, "je fais mien ce que je vois", le dehors rencontre le dedans et l'espace s'agrandit. Et dans cet espace, j'écoute le vent caresser le roc, l'herbe qui ploie et la Terre qui tient bon sous mon pas.