mer.

04

janv.

2012

8 août 19:40, Valais

Belgitude

 

 

 

Petit air de Belgique, Thérèse et Jean-Michel nous rejoignent pour marcher une journée avec nous. Il n'y a toujours pas de gouvernement au pays. Le chemin s'élève peu. Il longe le lac de barrage et nous emmène en pointillé dans les entrailles humides de la montagne perforée. Thérèse rêve du Grand Combin. Jean-Michel parle philosophie. Nous écoutons le bruit du monde.

 

Las de trancher les berges abruptes, le chemin reprend appui sur le versant. Thérèse aime le vert dans le paysage, celui de l'herbe, des rochers, de l'eau.

 

Nous posons les sacs à la cabane de Chanrion où Thérèse et Jean-Michel passeront la nuit. Sur la terrasse, les randonneurs déjà en chaussons nous regardent, admiratifs. Une dame offre deux mars aux enfants: "Pour votre pause demain". Un vieux monsieur sort de sa poche deux petites croquettes pour chien et les remet à Jean-Michel: "Pour votre chien". Ushka qui dormait plus loin, se lève et va se recoucher à l'ombre du banc sur lequel est assis le vieux monsieur.

 

Nous reprenons nos sacs et cherchons un endroit discret où monter les tentes. Les Suisses n'aiment pas trop que l'on puisse s'offrir l'herbe de l'alpage, même pour une nuit. Thérèse passera plus tard, le temps d'un lever de nuages sur le Grand Combin. Thérèse aime le vert dans le paysage.